| estelle's profileS.PhotosBlogLists | Help |
|
July 19 Quand le sommeil me fuit...Comme une attente sans but... et la nuit qui s'avance, et la nuit qui s'efface... et la nuit achevée... et mes paupières pourtant fermées derrière lesquelles aucun vide ne se fait... le jour se dévoile enfin, le jour s'installe, le jour est là... Mais le sommeil a déserté. Bel amant insoumis, bel ami qui me fuit, que je désire et que j'attends... Que la nuit à venir me ramène tes tendres caresses, tes langoureux baisers : les nuits sans toi m'éloignent un peu trop de moi... March 15 Demain n'existe pasTout n'est qu'éphémère. Le temps court comme le vent, insaisissable et si présent...
Hier n'est déjà plus, demain n'existe pas. Je suis seulement là, je Suis... parce que j'y crois... January 30 Sans arme ni bagageJe marcherai encore, je reviendrai parfois sur mes pas, j'hésiterai encore devant les carrefours d'une vie un peu floue. Je chercherai le chemin et je baisserai les bras. J'irai peut-être tout droit de peur d'y arriver, de peur de croire en moi. Mais je finirai bien par rejoindre mon chemin qui je le sais n'est pas si droit que d'autres le voudraient. Je le suivrai malgré tout, sans foi, parfois, je m'égarerai encore parce que les faux pas rendent nos coeurs plus forts. Mais je saurai poursuivre la route, pour arriver coûte que coûte, j'irai où le vent me mène, jusque sur des sentiers oubliés et émouvants, j'ouvrirai les yeux sur d'autres paysages, et je marcherai encore,libre de tout, sans arme ni bagage. January 08 La chevalerie n'est plus ce qu'elle étaitAudace, loyauté, courage, humilité... Y ajouterais-je humanité ? Que sont devenus nos preux chavaliers ? Créatures perdus au fin fond des siècles oubliés, disparues de la surface du globe, ou cachées, effrayées par un monde devenu fou qui s'écroule sur lui-même, sous les débris d'une table ronde n'émergeant même plus des ruines de Camelot... Quel étrange cataclisme a bien pu décimer une espèce douée de tant d'indéfectibles qualités ? Les coeurs de ces frères d'armes se sont-ils tarris au point de ne plus pouvoir être avec quiconque des frères d'âme ? L'Amour n'a pourtant pas disparu de ce monde et j'ose espérer qu'il ne s'est pas comlétement vidé de sa substance morale, de son infinie poésie véhiculée par une abnégation sans bornes, affranchie des limites bassement humaines pour atteindre la substance des valeurs Humaines...
Avec tout mon Amour... December 19 Un peu paumée...A nouveau prise dans ce tourbillon immobile et blanc, dans la tempête silencieuse de ma tête... toutes ces questions, et les réponses qui s'enfuient, que je fuie... peur de me tromper, peur de ne pas aimer, peur d'aimer. Mes yeux s'ouvrent à peine et j'ai encore du mal à distinguer les détails, les contours, du monde qui m'entoure... du monde que j'ai contribué à créer. Je cherche mes repères dans un univers dont j'ignore tout et que pourtant j'ai bâti. Je ne sais plus grand chose, mes certitudes se sont évanouies en chemin. Seule évidence : mon coeur bat... C'est déjà ça ! Même si là, ça complique un peu les choses... December 01 Le jour se lèvera demain...Les brumes des rêves se dissipent au matin qui se lève. Quand le voile de la nuit se déchire devant nos yeux étonnés, la lumière qui le traverse dessine le contour des êtres, des objets, de la réalité... Il y a pourtant des moments où on se demande de quel coté du voile se dissimulent le rêve, la réalité... November 26 ... Et n'en finit pas d'avancer...Le nez collé à la fenêtre je regarde cette barre d’immeubles et les grands arbres maigres dépouillés de leurs feuilles par le froid et le vent. La vitre est glacée et dehors rien ne me plait. Mais derrière ces grands morts provisoires où s’accroche mon regard, je vois le bleu dense du ciel où vibre un puissant soleil, et je vois pousser des dunes. Une silhouette mince et légère, simple, frôle le sable de ses pieds nus. Sa démarche est assurée et fière, celle d’un homme du désert. Il avance, comme une évidence, aux creux des dunes blanches, suivi des ses dromadaires, de la caravane qui louvoie dans un silence de sable et de vent. Je marche à ses cotés. Juste une sensation douce sous mes pieds et le Sahara qui s’étire devant mes yeux pas même étonnés. Dans ma tête tout se tait et mes pensées vivent au présent. Nulle question, nulle crainte... Juste exister... November 23 Quand le désert avance...Mon cœur est calme, mes yeux sans même un lointain désir de larme… Je n’attends rien, aucune question ne me vient. Laisser les choses trouver leur place. Mektoub. Je n'ai plus peur, je n'ai plus mal : ma vie sait où elle me mène... Lâcher la bride, briser les chaînes... Juste ouvrir les mains, tendre un sourire. Tout ici est incertain mais Alhayet jamila, ça, c'est la seule vérité que l'on soit sûr de trouver en chemin, à nous de la faire exister. November 02 Un dernier petit tour... Et puis s'en vont...Après-midi d'automne...Dernière heure, dernier détour... Bref adieu à ce lieu étrange, devenu étranger... Dernier aller, sans retour, sous la pluie qui lacère cette fin de journée plus sombre qu'une nuit... Voilà, cette fois c'est vraiment fini... Circulez, il n'y a plus rien à voir... Les cris s'évanouissent, les larmes vont pouvoir sécher... Et la vie va pouvoir commencer...
Point final d’une nuit qui s’est un peu éternisée… Mais le jour se lève enfin… A l’aube le froid mord plus qu’à n’importe quel autre moment de la journée… Et là, j’ai froid… Mais ça va vite passer… Le soleil va bientôt se lever, il a tant à éclairer, si longtemps voilé, évaporé… Je vois enfin le jour se lever, je frissonne encore un peu, mais ma peau, mon cœur, vont doucement se réchauffer…
November 01 Je manque d'inspiration...Si j'en arrive à ne plus savoir que dire... Comme un monde en suspend... Immobilité, jusqu'à l'immobilisme...( Provisoire, évidemment...) On se pose et on attend... Rien d'autre à faire pour le moment... Laisser faire... Laisser venir... De toute façon les jeux sont faits... Les questions sont posées... Evidemment, le temps prend son temps...
Le temps, encore, éprouve ma patience... Et moi, j'attends... Mais les jours sont comptés, le départ est programmé, le processus est enclanché... Et le second cycle va commencer... October 23 Tout à attendre...A quoi pourraient bien servir les rêves si ce n'est à être réalisés ? Alors voilà, la peur au ventre, j'ouvre les yeux et me jette dans le réel... Mon coeur bat, mes mains tremblent, mais n'est-ce pas le jeu ? Surtout garder à l'esprit qu'il n'y a aucun enjeu... Il n'y a aucun enjeu ! Même si, enfin, c'est ma Vie qui est en jeu ! Ma Vie, entre Mes mains... Mes envies, Mes rêves et Mes lendemains...
J'ai tout à apprendre, tout à attendre, et pas le temps d'oublier de rêver... October 13 Quand on en voit la fin...Et la maison se vide petit à petit, les objets un à un disparaîssent de ma vie, les pièces raisonnent et l'espace s'agrandit... Je ne suis plus "chez moi", même si je vis encore ici, je ne suis plus "chez moi", j'y suis juste en sursis... Hé oui, la page se tourne, la fin d'un chapitre, la fin d'une vie... l'avenir est en suspens... les souvenirs aussi... faut-il y faire le tri ?
Et la maison se vide, une petite fille y rêve, observe... et envahit l'espace, en silence, sans prendre trop de place... Me suivra t-elle, me rassurera-t-elle, me parlera-t-elle encore quand nous n'aurons plus en commun le même décors ? Il nous restera quand même, encore, à 20 ans d'intervalle, le même corps, le même coeur... et les restes éparpillés du même trésor... October 09 Un peu de repos...La pluie, le vent, et les frissons d'automne... La vie s'endort... Silence monotone... Le temps suspend sa course folle, tout se tait au-dehors, et bientôt, la brume dans mon décors...
Ces chairs que l'on étreint, l'absence qui nous mord, l'amour que l'on contraint, évidents désaccords... Mais le calme revient, la vie s'endort... l'automne est le printemps des morts... October 04 La fille aux bois dormantsEst-ce bien vrai que j'ai dormi 100 ans ? J'ouvre les yeux et rien ne bouge autour de moi, pas un bruit, personne n'est là... Si c'est vrai que j'ai dormi 100 ans, qui a su briser ce sommeil sans rêve ? Nulle sorcière tapie derrière les lourds rideaux des baldaquins de mon lit... Nul Prince Charmant n'a posé ses lèvres sur mon front brûlant...
Il paraît même que les princes charmants, ça n'existe pas. Enfant, déjà, je n'y croyais pas... Qu'est-ce qui me pousse aujoud'hui, alors que je ne suis plus depuis longtemps une petite fille, à me dire que si je me réveille c'est que, peut-être, je suis prête à tomber sous le Charme ? Il m'aura fallu 100 ans, 100 ans d'une nuit noire, impassible, impossible, pour accépter de croire... October 03 ...Je suis dans l'attente d'une chose à laquelle je ne crois pas... Et pourtant... Demain n'existe pas : ici et maintenant est la seule réalité. Mais j'attends, sans y croire, mais confiante... Etrange paradoxe, comme tout ce qui m'anime. Trouver l'équilibre, accépter de marcher sur le fil, surtout ne pas basculer, ne pas me laisser aller... trembler, vaciller, oui... ne pas choisir la facilité... Je veux y croire, ou plus tôt, non, je ne veux pas y croire, mais c'est plus fort que moi... October 02 C'est un adieu...Voilà, c’est fini… Avant la fin du mois la page se tournera… La fin d’un cycle, toute une vie… La fin du premier cycle de ma vie… J’ai mal, j’ai peur, et je me sens submergée… Le temps semble s’être arrêté alors que tout s’accélère, tout se bouscule, tout s’écroule sans ciller. Ma tête est vide, ma tête explose. Rupture, déchirure, plus que nécessaire. Partir pour se déraciner, et tout recommencer. Partir pour apprendre à marcher, apprendre à voler, apprendre à Vivre et à Aimer. Mais partir, surtout, pour exister.
Ce lieu, où je suis née, où j'ai appris, où j'ai grandi, fera toujours partie de moi... Ici... Tous mes bleus, mes bosses, mes plaies... et mes points de suture... Ici : juste un point de départ pour ailleurs... Une porte enfin ouverte sur mon propre univers. Ici, aujourd'hui... et demain ? October 01 Une vie ?A trop vivre ainsi je pourrais bien finir par perdre toute notion du Réel. Pas de la réalité, non, cela me serait presque égal (et ce doit être vrai souvent), mais bien du Réel, de la substance des choses… Exilée, naufragée volontaire dans mon univers au bout du monde, simple feuillet glissé entre les pages de mes livres pour ne pas perdre le fil de mes vies qui défilent… Mes vies ? Une, certainement, me suffirait. Une vie à vivre hors de ces livres où je me noie, où j’aime à me noyer et où, au bord de l’asphyxie, je sens mes veines et mes poumons gonflés de cette étrange ivresse de vivre. Il me semble avoir si peu besoin de la réalité. Mais maintenant c’est le Réel que je sens fuir, inexorablement reculer… et je ne peux, je ne dois me résoudre à cette finalité.
Mon cœur bat à l’unisson d’un doux chaos inconsistant, mais régulier. Qui suis-je ? Que suis-je ? Suis-je vraiment ?
Je me sens parfois comme un paysage de neige : ça paraît doux, moelleux, rassurant, c’est joli à regarder, mais c’est assez vite lassant. Finalement rien ne bouge, rien ne bruit, tout y est enfermé dans un silence ouaté, immobilisé dans une gangue de coton impossible à déchirer.
Mais tapie sous l’épais manteau blanc la vie se prépare en douceur à l’éclosion du printemps. Elle s’agite en coulisse, sans que l’on ne se doute de rien. Elle se prépare en secret à faire une entrée remarquée. Sous sa lourde parure de flocons tissée, protégée, elle croît et se multiplie, sans bruit… Mais qu’en est-il de ces paysages irréels à jamais ensevelis sous leurs neiges éternelles ? September 30 30 septembreQuand les matins d'automne battent dans mon sang comme des matins de printemps : la lumière qui baigne la colline est douce et tiède, le vent s'y mèle pour caresser ma peau et caresser mon âme... sensation qui apaise et qui rassure. Les odeurs s'envolent et se lient : celle de la terre vient enlacer celles de résine ou de romarin et le soleil presque chaud les berce dans ses rayons. Couchée sur le sol, dans les aiguilles de pins séchées, je me laisse envelopper de tout ce qui bientôt s'endormira pour un hiver, une mort éphémère... Le temps n'existe pas, alors j'ai tout le temps dont j'ai besoin pour apprendre à Aimer... et demain, je saurai... demain, je Serai... September 29 Lundi 29 septembreJe dois libérer mon esprit de ses craintes, je dois déclore mes paupières et regarder vraiment, je dois laisser mes mains frôler sans rien chercher, juste toucher, sentir… sentir… réveiller mes sens, mes sensations… mes sentiments. Demain n’existe pas, tout se joue, toujours, ici et maintenant. Je suis Seule, et c’est à moi seule d’arracher mes chaînes. J’y crois, n’est-ce pas ? Oui, j’y crois… Tout va bien... |
|
|